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Quelles tendances visuelles, sociétales et com pour 2017?

bonasavoir Pour la seconde édition de leur rendez-vous Ip-Hop, Ipsos et Hopscotch ont fait intervenir Anne Boussarie de Getty Images France, Thibaut Nguyen du département Trends & Prospective d’Ipsos Public Affairs ainsi que Laurence Malençon et Yvan Kraut de l’agence Hopscotch afin de dégager les principales tendances visuelles, sociétales et communication de la nouvelle année, rassemblées sous l’accroche: 2017, année surréaliste?

La première intervenante de Getty Images a identifié 6 tendances visuelles – sous les appellations Virtuel réel, L’esthétique des couleurs, Voisinage planétaire, La détermination féminine, Sans filtre, Spontanéité ludique – dont 3 ont été détaillées:

– La réalité virtuelle comme facteur de différenciation et d’attraction
C’est un marché d’1 Md$ en 2017 devant passer à 180 Md$ en 2025(!) dont la technologie a pour effet de nous plonger dans des visuels nous entourant. Ainsi les marques vont pouvoir immerger les consommateurs dans l’histoire qu’elles souhaitent leur raconter voire leur faire vivre un événement sans y assister et, de fait, renforcer leur engagement grâce à ces expériences émotionnelles.
– Le voisinage planétaire impliquant l’ouverture sur le monde
La notion de frontières disparaît au profit de la notion de communauté, ce qui induit que nous ne sommes plus liés par l’endroit où nous habitons mais par nos aspirations et convictions. Des marques comme Airbnb l’ont bien compris en illustrant cette tendance dans leurs publicités, par exemple.
– L’image sans filtre
Impulsée par les millennials, cette aspiration consiste à prendre les codes du photo reportage pour créer des visuels plus authentiques et moins travaillés. Ainsi, pour exemple, sur Instagram, le hashtag no filter ou sans filtre génère des millions d’images « plus réelles » qui correspondent mieux à un jeune public en quête de spontanéité et d’authenticité imparfaite. La pub #loveyourimperfections de Meetic avec Buzzman va d’ailleurs dans ce sens.

Thibaut Nguyen d’Ipsos a choisi, pour sa part, l’interrogation Dans quel monde vit-on? En s’appuyant sur une étude internationale annuelle. Il en ressort, entre autres:

– Le naufrage progressif d’un monde et l’émergence d’une ère de croyances
Les repères qui nous unissaient se disloquent, le bien déçoit (Dilma Roussef au Brésil) et le vrai s’efface (Brexit), la majorité n’est plus une vérité acquise… permettant à l’impossible et l’impensable d’advenir (Trump)! Nous arrivons dans l’ère des croyances aboutissant au principe de Saint-Thomas inversé, c’est-à-dire que chacun ne voit que ce qu’il croit… avec pour obligation de devoir choisir un camp. Les solutions pour échapper à cette polarisation sont l’évasion, la recherche d’un entre soi sécurisant comme trouver des gens qui pensent de la même façon et se tourner vers des instances supérieurs tels que des coachs ou guides spirituels.

Enfin, les deux intervenants d’Hopscotch ont axé leur réflexion sur Pour les marques, est-ce que truquer c’est tromper?

– Les codes du faux pour dire le vrai et vice-versa
Tant qu’une info est présentée de façon crédible, peu de personnes la remettent en question et ce, a fortiori, si elle partagée sur les réseaux sociaux. Ainsi, pour exemple, la campagne contre l’alcoolisme imaginée par BETC avec une jeune femme racontant sa vie sur Instagram durant un mois et demi avec, à chaque fois, un verre à la main. Plus de 7 500 personnes l’ont suivie et ses posts ont généré 50 000 likes sans que personne ne se doute qu’il s’agissait d’un faux profil et d’une campagne de prévention.
– Les marques doivent restaurer la confiance
Si on supporte le mensonge général, on ne tolère plus celui qui nous touche (viande de cheval Findus, huile de palme dans produits alimentaires, etc.) Il faut donc, pour les marques, restaurer cette confiance car c’est de cela dont elles vivent. L’honnêteté et la transparence sont des solutions efficaces à l’instar de cette campagne Fleury Michon vantant un plat identique entre pub et assiette. Il faut aussi travailler ses valeurs car si l’on peut faillir sur des faits on ne peut restaurer la confiance qu’en demeurant en accord avec ses valeurs.

Crédit : DR

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