Quelque chose à vous dire

La Fonderie se forge un nouvel avenir avec La Phratrie

La Maison événementielle aux 3 savoir-faire (event, travel & incentive, healthcare) évolue et change de dimension, en intégrant d’autres expertises constitutives d’un nouveau groupe nommé La Phratrie. 
Toutes les explications de Gad Weil, président fondateur de La Fonderie et désormais Président de la Phratrie.



Racontez-nous la genèse de cette évolution…

« Je sens, depuis longtemps, que l’événementiel doit se régénérer et la crise que nous vivons depuis plus d’un an a accéléré cette nécessité de proposer quelque chose de différent. Dans ce type de circonstances, il faut agir vite en trouvant une voie menant à une offre différente et faire en sorte qu’elle soit intelligible par les clients que je sens de plus en plus dans l’incertitude et en manque de visibilité. J’ai donc voulu, en ce temps de brouillard, impulser une nouvelle offre à proposer… lorsque le brouillard se dissiperait. C’est le moment. »

Quel est le concept de La Phratrie ?

« Si je devais employer une métaphore, j’évoquerais le monde animal avec, par exemple, le poisson, l’étourneau et le buffle. Trois variétés qui peuvent apparaître faibles lorsqu’elles évoluent seules mais, qui en se regroupant dans un banc, en nuage ou en troupeau lorsqu’elles ont besoin de se défendre ou de conquérir, deviennent invincibles ! C’est dans cet esprit que nous avons construit La Phratrie, désignant une division amicale qui regroupe plusieurs clans distincts considérés comme une seule unité bien qu’ils conservent des identités séparées. Nos 9 entités, proposant autant de métiers et d’expertises, vont vivre leur vie de façon autonome mais mettront leurs savoir-faire au service de la communauté. »
 
Vous avez donc dû acquérir de nouvelles agences pour intégrer d’autres compétences…

« La Fonderie en comptait 5, nous en avons agrégé 7 de plus et avons redessiné le périmètre de La Phratrie avec 9 que sont Fargo (RP & influence), La Fonderie Pantin (event & incentive), La Fonderie Ressources (compliance santé& finance), Précontact (communication RH & corporate), Reymann (communication commerciale), Fancy (billetterie d’affaires & incentive), Med&You (communication santé), Vista (event healthcare) et une dernière dans le domaine des solutions numériques dont nous annoncerons le nom d’ici quelques semaines. »
 
Comment vont-elles concrètement cohabiter au sein du groupe ?

« Chaque entité fonctionnera et se développera de façon autonome, sans qu’il y ait un rapport hiérarchique entre elles, dans un esprit d’artisan des relations humaines. La Phratrie interviendra lorsque les demandes des clients et la conquête d’un marché nécessiteront un arbitrage ou l’apport d’une ressource spécifique. Et, avec l’ensemble des 200 clients grands comptes (dans le portefeuille actuel des 9 entités), nous allons organiser les mises en relation les plus opportunes pour répondre à leurs besoins et attentes. » 
 
Outre la dimension collective, il y aussi un volet social…

« Oui et si aujourd’hui tous mes cadres sont associés, d’ici 18 mois – le temps que tout se mette en place – nous allons ouvrir 10 à 20% du capital aux 240 collaborateurs qui le souhaiteront. Je veux faire de la Phratrie une entreprise familiale et patrimoniale pour qu’à ma retraite, fixée dans 4 ans, n’ayant pas l’intention de vendre, chacun puisse continuer à évoluer dans cette histoire humaine. Il est de ma responsabilité de former mes successeurs. C’est aussi une façon d’impliquer et motiver tous nos collaborateurs avec lesquels j’ai passé un contrat moral : donnez-nous le meilleur pour nos clients et, de notre côté, nous nous assurons que vous vous sentiez bien dans l’entreprise et que vous puissiez y évoluer. Cela développe indéniablement un fort sentiment d’appartenance pour ces 240 hommes et femmes, implantés dans 6 villes, qui partagent des valeurs communes et adhérent à notre pacte de simplicité, d’échange et d’intérêt collectif. »
 
Est-ce un atout vis-à-vis des clients ?

« Je pense que oui, car en ayant mené une transformation profonde de notre entreprise, nous sommes plus à même de comprendre ce que nous pouvons, à notre tour, imaginer et créer pour les accompagner dans leur propre transformation. Cette capacité offensive de déploiement – et non pas de regroupement – va dans le sens des attentes actuelles des clients qui ont besoin d’être rassurés sur la solidité financière mais aussi sur la créativité et l’inventivité de leurs partenaires. »
 
Comment vous situez-vous désormais par rapport à la concurrence ?

« D’une certaine manière, nous intégrons le carré de groupes tels qu’Auditoire dans la galaxie TBWA, Publicis ou encore Havas. Nous sommes désormais un groupe d’event, de communication, d’innovation et de services. Nous étions une PME au début de la crise et en sortons ETI. Avec pour objectif de maintenir en 2022/2023 les 72M€ de CA d’avant crise des 9 entités pour parvenir en 2024/2025 à 100 M€. »
 
Quel est votre avis sur cette reprise progressive ?

« Je la crois et je la pense formidable ! Après un tel moment – et toute notre histoire avec un grand H l’a prouvé – tout le monde va avoir l’absolue envie de se retrouver et de renouer le lien social. Certes, ce ne sera pas comme avant et il va falloir être inventif, mais nous sommes prêts à surfer sur cet appel d’air en étant solide, collectif et responsable. Je suis persuadé que La Phratrie saura répondre avec souplesse et force. »
 
Et sur la place du digital et du présentiel ?

« Nous avons complétement intégré le digital et d’ailleurs nous avons formé tous nos chefs de projet événementiels pour être en mesure de prendre part à cet outil qui va naturellement trouver sa place. Il y aura bien sûr des arbitrages entre digital et présentiel, comme il y en a eu il y a quelques années entre événement grand public et événement BtoB par exemple, mais ce sera, au final, un outil en plus au même titre que d’autres que la communication événementielle a adopté et à toujours su maitriser ces dernières années ».

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