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Ruban Rose lance sa campagne 2026 avec Magic Garden

Cofondée en 1994 par la société Estée Lauder (dont la vice-présidente Evelyn Lauder avait imaginé, deux ans plus tôt aux USA, le ruban rose comme emblème de la lutte contre le cancer du sein) et le magazine Marie Claire, l’association Française déploie chaque année, au mois d’octobre, tout un dispositif autour de la sensibilisation du grand public à l’importance du dépistage et du soutien de la recherche, afin de faire progresser la prévention, les traitements et la qualité de vie des malades. Pour cette édition 2026, et pour la seconde année consécutive, c’est l’agence Magic Garden qui a conçu et produit la campagne, comme le raconte Béatrix Mourer, cofondatrice et directrice de la création de l’agence.

 

 

Comment est née cette collaboration entre l’association Ruban Rose et l’agence Magic Garden ?

« En tant qu’agence engagée, nous accompagnons régulièrement de grandes causes dans les domaines de la solidarité, de la santé ou de la lutte contre la précarité. C’est dans cette logique que nous avons remporté l’an dernier l’appel d’offres de Ruban Rose, qui souhaitait faire évoluer sa campagne nationale en donnant une place plus importante à l’art et à la culture. … Faire passer un message par l’émotion, organiser un événement dans l’espace public et utiliser la culture comme vecteur d’engagement… c’est précisément ce que nous aimons et savons faire. Sans oublier le fait, qu’à titre personnel, je me sens bien évidemment concernée par cette cause qui touche 1 femme sur 8 au cours de sa vie. Cette collaboration a donc beaucoup de sens pour Magic Garden et nous sommes heureux qu’elle se poursuive, puisque l’association présidée par Franck Besnard nous a renouvelé sa confiance pour cette édition 2026. »

Quel a été le processus créatif du message de ce mois de sensibilisation ?

« Nous sommes partis de deux données : une femme sur huit sera touchée par le cancer du sein. Mais détecté tôt, il guérit dans neuf cas sur dix. Le dépistage est donc déjà une manière d’agir, de reprendre prise et, symboliquement, de rebondir. Nous avons construit toute la campagne autour de cette idée : Se faire dépister, c’est déjà rebondir. Restait à rendre physiquement perceptible ce que signifie tomber, être rattrapée et retrouver un élan. Nous avons confié cette mission au chorégraphe Yoann Bourgeois, dont le travail sur le vertige, la chute et l’équilibre faisait particulièrement écho à notre concept. Avec lui, la métaphore est devenue mouvement : la peur, le refus, le repli, puis la main tendue, l’élan vital et le retour à la vie. En rendant physiquement perceptible cette notion de tomber puis de rebondir, le message s’adresse aussi à l’entourage pour encourager les femmes à prendre soin d’elles et à se faire dépister. La peur de savoir, les difficultés d’accès aux soins ou encore le fait que les femmes prennent souvent plus soin des autres que d’elles-mêmes restent autant de freins. Toute cette 33e campagne – qui bénéficie d’un plan media (TV, radio, print, affichage et digital) intégralement obtenu à titre gracieux par la mobilisation des partenaires – est articulée autour de cette même idée. Dix jours après son lancement, le plan média print représente une couverture potentielle de 19 millions de personnes. Le lancement a par ailleurs généré 60 retombées médias en 48 heures, dont 35 sujets TV (deux diffusions sur TF1 ont réuni 1,94 million de téléspectateurs) tandis que les réseaux de Ruban Rose ont enregistré près de 700 000 vues en 48 heures, soit 10,5 fois plus qu’en 2025 ! »

Vous avez aussi organisé son lancement au Champ-de-Mars, le 30 septembre dernier.

« Oui, avec une grande soirée publique présentée par Leïla Kaddour, ambassadrice de Ruban Rose. Conçu initialement autour de 400 invités -mécènes, créateurs, journalistes et partenaires – l’événement a finalement attiré, selon nos estimations, près de 300 000 personnes sur le Champ-de-Mars et autour du Trocadéro. Retransmis en live par Brut, nous l’avons conçu comme une émission de TV alternant des performances artistiques de chanteuses (Zaz, Jain, Jeanne Cherhal, Esther Abrami…) et différents témoignages de femmes touchées par la maladie, de proches, de chercheurs, parrains et marraines. Deux temps forts ont marqué la soirée : l’illumination en rose de la Tour Eiffel et la performance chorégraphique de Yoann Bourgeois, interprétée avec sa compagnie et l’artiste acrobate Anna Stambu, mais aussi avec la participation de vingt femmes touchées par le cancer du sein, autour de l’escalier-trampoline imaginé pour donner corps au vertige et au rebond. »

Cette soirée caritative a également mobilisé de nombreux prestataires qui se sont impliqués à vos côtés…

« Pour une association, notre responsabilité était de concevoir un événement à la hauteur de la cause tout en préservant au maximum les moyens consacrés à ses missions. C’est la raison pour laquelle, une partie de notre prestation relevait du mécénat. Nous avons eu la chance de pouvoir compter sur les artistes mais aussi de nombreux professionnels qui ont choisi de s’engager à nos côtés, en tant que mécènes : Extension +, Grand Final, Mon Hôtesse Bien Aimée, Regency Limo Coach, Start Rec, Magnum, Solutions Evénements, la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel… Cette mobilisation mérite d’être soulignée : elle montre la capacité de toute une filière à mettre ses savoir-faire au service d’une grande cause nationale ».

 

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