En deux mots

Une belle compét d’ordures

Au moment où toute notre attention est portée sur les Bleues, en ce début de Coupe du monde de foot, intéressons-nous à une compétition d’un nouveau genre qui vient de se dérouler dans l’indifférence médiatique, le 30 mai à Marseille. Et pour cause, il ne s’agit ni de ballon rond ni de petite balle jaune – en cette période de grands événements sportifs – mais d’une autre discipline combinant activité physique et bonne action : la première compétition de ramassage de déchets en Europe. Imaginée par le plongeur écologiste Manu Laurin, natif de la Cité Phocéenne, et organisée par Sauvage, Amos Marseille ainsi que Palana Environnement, cette épreuve d’un nouveau genre baptisée Le Grand Défi était inspirée du « plogging ». Apparue en Suède il y a 3 ans, cette activité consistant à allier la course à pied avec le ramassage des déchets se développe dans l’Hexagone où les adeptes n’hésitent pas à partager ces actes sportivo/écolo en postant leurs récoltes sur les réseaux sociaux. L’initiative Marseillaise – entre sport nautique et chasse « aux trésors » – était d’un tout autre niveau puisqu’il s’agissait d’une course de kayak le long du littoral avec des plongeurs se relayant pour récupérer les détritus au fond de la Méditerranée. 80 participants, sportifs de haut niveau (Frédéric Bousquet, Muriel Hurtis, Coralie Balmy…) et amateurs, se sont affrontés en équipes sur une distance de 8 km avec, à la clé, 3 prix monétaires (équipe ayant ramassé le plus de déchets, équipe ayant trouvé le déchet le plus insolite, équipe ramenant un saphir en plastique recyclé caché sur le parcours) reversés ensuite à des associations locales de protection de l’environnement. Un village avec animations, testimoniaux de spécialistes du sport écoresponsable et concert complétaient cet événement qui a abouti au ramassage de 1,2 tonne d’ordures parmi lesquelles des pneus, panneaux de signalisation, trottinettes, bouteilles en plastique et même une toile de parachute ! Une initiative qui aurait mérité plus d’écho et une aubaine en matière de communication pour Marseille souvent montrée du doigt pour sa gestion des ordures.

 

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