En deux mots

Bureau confit

Avec 1 salarié sur 4 ayant exercé son activité à domicile pendant le confinement, le télétravail a connu un inattendu et imparable essor. Si toutes les missions n’ont bien sûr pas pu être réalisées à distance, notre secteur de la com a été plutôt très concerné que ce soit du côté des pros que de celui des décisionnaires événementiels. A tel point qu’une bonne partie de ces derniers n’envisagent pas le retour de leurs équipes avant septembre. Hormis d’évidentes raisons de sécurité sanitaire, faut-il y voir le signe d’une révélation à la fois pro et perso ? C’est ce qui ressortirait de plusieurs enquêtes dont celle menée par Corona-Work, un projet collaboratif lancé par un groupe de spécialistes de l’analyse de données, pour mesurer et comprendre l’impact de la mise en télétravail confiné de plus de 5 millions de personnes. 68% des sondés néo-télétravailleurs déclarent avoir désormais envie de le faire de temps en temps voire le plus possible. Bien évidemment, le temps de trajet domicile/bureau tient le haut du panier dans leur souhait, mais pas seulement puisqu’ils mentionnent que leurs conditions de travail se seraient améliorées pendant cette phase, allant jusqu’à dire qu’ils bossaient plus, étaient plus efficaces et plus concentrés. 36% affirmant, par ailleurs, que le télétravail leur a apporté un meilleur équilibre vie pro/vie perso. Et si, logiquement, on pouvait penser que les plus à l’aise dans l’exercice seraient les jeunes – soucieux de liberté et aguerris au numérique – ce n’est pas toujours le cas, puisque beaucoup d’entre eux revendiquent toujours voir en leur lieu de travail un espace de sociabilité et de rencontres. A noter que parmi la cible dite plus sénior, aux fortes responsabilités, le son de cloche est parfois identique mais plus pour des raisons de surcroit d’activité en cette période (tout le monde n’étant pas en chômage partiel) et de difficulté à sortir de cette pression puisque leur environnement familier devenait justement « contaminé » par le boulot, ne permettant aucun échappatoire. De leur côté, les entreprises ont globalement été poussées à repenser leur mode de fonctionnement. Et, si certaines d’entre elles ont exigé la reprise du chemin du bureau (au motif de devoir rattraper l’activité ou, moins glorieusement, par soupçon de laxisme) la plupart ont bien compris le message en y trouvant, au passage, quelques possibles intérêts économiques comme une réduction de loyer de locaux, un allégement du remboursement de frais de déplacements, etc. Quoi qu’il en soit, cette période a engendré une remise en cause de la fonction travail, du lieu de travail, de la forme et de la qualité du travail. Autant de sujets qu’il va falloir maintenant… travailler !

 

 

 

 

 

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