Edito

Maux d'époque

Il y en a qui terminent chaque fin de phrase d’un « tu vois ? »… il y a ceux qui soulignent leurs propos de « entre guillemets » en faisant les gestes pour mieux se faire comprendre… d’autres qui prononcent un « enfin, bref » tous les 10 mots… Et je ne m’attarde pas sur les ados pour lesquels « t’inquiète », « wesh », « ça passe crème » « grave » et « tranquille » émaillent chaque conversation à un tel rythme qu’on perd le fil de la discussion au bout de 15 secondes ! Tous ces tics de langage - qui apparaissent on ne sait comment puis disparaissent aussi vite -  se répandent à la vitesse de l’éclair portés par les médias, les réseaux sociaux mais aussi un effet de mimétisme en écoutant notre entourage. « Dans une société de l’hypermédia, on est baignés en permanence dans des prises de paroles, avec un bruit de fond incessant » souligne la sémiologue Elodie Mielczareck (*). Mais finalement à quoi servent ces locutions qui pour certains appauvrissent notre langue et pour d’autres l’enrichissent ? Pas à grand-chose sur le fond mais…

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